L’opérette

Qu’est-ce que l’opérette ?

C’est un peu la grande sœur de la comédie musicale, puisque c’est un genre musical mêlant chant, théâtre et danse. L’opérette est née en France au milieu du XIXe siècle, et se situe au croisement du théâtre et de la musique classique. Elle alterne les scènes jouées et les numéros chantés, et propose le plus souvent une fin heureuse.

A l’origine, c’est l’opéra-comique qui se positionne comme une réaction populaire à l’opéra, perçu comme élitiste. Le terme ne signifie pas que la pièce sera comique ou finira bien mais désigne plutôt une oeuvre ambitieuse qui emploie la musique de l’opéra et alterne scènes chantées et scènes parlées. En revanche, Jacques Offenbach invente le terme d’opéra-bouffe pour désigner un opéra-comique qui traitera forcément d’un thème « bouffon », souvent satirique et parodique.

L’opérette en un dérivé de ces genres. Elle utilise la musique dite « légère » opposée à la musique « savante », elle met régulièrement en scène des personnages hauts en couleurs et surtout des intrigues amoureuses et des situations frivoles. Les thèmes qui sont souvent rencontrés dans les opéras-comiques, les opéras-bouffes et les opérettes sont le quiproquo, les intrigues familiales, les amours contrariées et non partagées, les mariages morganatiques, la fonction militaire, les chansons à boire, les scènes de banquet ou encore les décors champêtres.

Le répertoire de l’opéra-comique et de l’opéra-bouffe a été enrichi par des compositeurs prolifiques tels que Jacques Offenbach (Orphée aux Enfers, 1858, La Belle Hélène, 1864, La Vie Parisienne, 1866), Edmond Audran (La Mascotte, 1880), Charles Lecocq (La fille de Madame Angot, 1872), qui excellent dans le registre et règnent sur les théâtres parisiens. Ces compositeurs, mais également les librettistes, chanteurs, comédiens, décorateurs et autres artistes concourent à sublimer ce genre qui retrouve aujourd’hui un regain d’intérêt dans les salles de spectacles.

Figure majeure du patrimoine artistique français, l’opérette du XIXe siècle expose des personnages attachants bercés dans un subtil mélange de tradition et d’anticonformisme, de raffinement et de badinerie, d’humour et de réalité des sentiments humains.

L’opéra-comique, bouffe et l’opérette se prêtent à merveille à la créativité enthousiaste des Baladins de la Vallée, qui leur permet de mettre à l’œuvre leurs talents de chanteurs, comédiens, danseurs, metteurs en scène, décorateurs, costumiers dans le but de partager leur bonheur de faire plaisir en se faisant plaisir.

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