Les librettistes

Il n’est pas rare d’entendre louer l’esprit satirique d’Offenbach, son humour, son œil critique, son antimilitarisme et autres chevaux de bataille. Sans doute possédait-il cette tournure d’esprit. Mais les champions du bon mot, de la situation cocasse et de la critique sociale sont les librettistes. Ce sont eux qui proposent aux compositeurs leurs idées de scénario, les temps, les lieux, les personnages, les rebondissements. Rendons à chacun ce qui lui revient : au compositeur la musique, aux librettistes le texte.

À la collaboration de Meilhac et Halévy on doit par exemple pour Offenbach la Belle Hélène, La Vie Parisienne (Baladins 2003 et 2008), La Grande Duchesse de Gerolstein (Baladins 2012), La Périchole (Baladins 2010), les Brigands (Baladins 2017), mais aussi Carmen, pour Bizet.

Les talents très prolifiques de Meilhac et Halévy ont valu à chacun d’eux un honneur bien singulier pour récompenser leur œuvre : ils ont été élus à l’Académie Française.

 

 

 

 

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